OMS/Ardo Farah
L’OMS a aidé le Ministère kenyan de la santé du Kenya à mener une campagne de vaccination réactive avec le vaccin anticholérique oral afin d’aider à protéger les communautés à risque de South Transmara et West Transmara, au Kenya, en novembre 2025.
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L’OMS rapporte les dernières tendances mondiales en matière de choléra, de méningite et de peste

29 septembre 2026
Communiqué de presse
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Le nombre de décès dus au choléra a augmenté de 30 % en 2025, malgré une baisse du nombre de cas notifiés à l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). 

En 2025, 47 pays ont signalé à l’OMS 451 499 cas de choléra, dont 7870 mortels. C’est le plus grand nombre annuel de décès dus au choléra signalés à l’OMS depuis 1999. Ces chiffres correspondent aux données de surveillance rapportées à l’OMS et non à la charge mondiale réelle du choléra, qui doit être nettement plus élevée car de nombreux cas ne sont pas notifiés. 

Environ 90 % des cas de choléra et des décès signalés sont survenus dans sept pays – l’Angola, le Bangladesh, le Nigéria, la République démocratique du Congo, le Soudan, le Soudan du Sud et le Yémen. C’est dans la Région africaine de l’OMS que la charge notifiée est la plus lourde. Le nombre de cas y a augmenté de 34 % et le nombre de décès de 58 % depuis 2024.

Ces résultats sont publiés dans le dernier numéro du Relevé épidémiologique hebdomadaire, qui contient également des informations actualisées sur deux autres maladies bactériennes à tendance épidémique : la méningite et la peste. 

« L’augmentation du nombre de décès dus au choléra nous rappelle le défi qui nous attend », a déclaré le Dr Chikwe Ihekweazu, Directeur exécutif du Programme OMS de gestion des situations d’urgence sanitaire. « Personne ne devrait mourir du choléra aujourd’hui, alors que nous disposons des moyens de prévenir et de traiter cette maladie. La concentration des cas et des décès dans un petit nombre de pays montre où des investissements ciblés en faveur de l’eau potable, de l’assainissement et de l’hygiène pourraient avoir le plus grand impact. Ces investissements, associés à une surveillance renforcée des maladies, à la mobilisation communautaire, à la vaccination et à l’accès à des soins de qualité, peuvent contribuer à inverser la tendance », a-t-il ajouté.

Le choléra est une maladie diarrhéique aiguë causée par la bactérie Vibrio cholerae. Il est provoqué par l’ingestion d’aliments ou d’eau contaminés par des excréments, en particulier dans les zones où il n’y a ni eau potable ni moyens d’assainissement.

Bien qu’il existe des moyens de prévention et un traitement, le choléra peut être mortel en cas de déshydratation sévère non traitée rapidement. Parmi les décès signalés dus au choléra, plus d’un sur cinq est survenu en dehors des établissements de santé, ce qui montre que trop de patients ne sont toujours pas soignés à temps. Parmi les patients traités dans les établissements de santé, le taux de mortalité était inférieur à 1 % – seuil à partir duquel les soins sont considérés comme adéquats – à l’échelle mondiale. Cependant, ce taux a dépassé 1 % dans 12 pays en 2025.

La production mondiale de vaccins anticholériques oraux a plus que doublé entre 2022 et 2025, passant d’environ 30 millions à environ 80 millions de doses par an, ce qui a considérablement amélioré la disponibilité des vaccins. L’année dernière, le Groupe international de coordination pour l’approvisionnement en vaccins (GIC) a approuvé l’utilisation de 71 millions de doses dans les pays concernés, dont 20 millions de doses pour la vaccination préventive, qui a repris cette année après une suspension de plus de trois ans.

La vaccination permet de progresser pour vaincre la méningite d’ici à 2030 

La méningite bactérienne représente toujours un lourd fardeau pour les pays de la ceinture africaine de la méningite, qui s’étend du Sénégal à l’Éthiopie, où des épidémies surviennent régulièrement. En 2025, 24 des 26 pays de la Région ont signalé à l’OMS 21 526 cas suspects, dont 971 mortels, ce qui correspond à un taux de létalité de 4,5 %. Dans les pays ayant publié des données pour les deux années, le nombre de cas a diminué de 5,9 % par rapport à l’année précédente. 

La méningite est l’inflammation des tissus entourant le cerveau et la moelle épinière, et la méningite bactérienne est la forme la plus grave. Quatre types de bactéries sont responsables de la plupart des cas de méningite bactérienne dans le monde.

La vaccination a transformé les efforts de lutte contre la méningite à méningocoque, l’une des principales formes de méningite bactérienne. Avec l’introduction du vaccin conjugué contre le méningocoque A en 2010, le nombre de cas dus au sérogroupe A a baissé de plus de 99 % dans les populations vaccinées, et aucun cas confirmé n’a été signalé depuis 2017.

Le vaccin Men5CV/MMCV, qui confère une protection contre cinq sérogroupes de méningocoque, est désormais introduit dans la Région pour la riposte aux flambées, par l’intermédiaire du GIC et dans le cadre de campagnes de vaccination préventive. En 2025, le Niger a été le premier pays à mener une campagne nationale avec ce vaccin. 

La surveillance reste essentielle pour lutter contre la peste

La peste est une maladie bactérienne qui se transmet généralement entre animaux par des puces et qui peut parfois toucher l’être humain.

Entre 2019 et 2025, 10 pays ont signalé à l’OMS des cas suspects de peste humaine et six ont signalé des cas confirmés. Au total, 3847 cas suspects, dont 423 mortels, ont été signalés à l’OMS, ce qui correspond à un taux de létalité de 11 %. La plupart des cas ont été signalés à Madagascar et en République démocratique du Congo, où la peste reste endémique dans certaines régions. La peste peut également survenir dans des pays où aucun cas n’est signalé, et le nombre annuel de cas fluctuait selon le moment, le lieu et l’ampleur des épidémies.

La surveillance continue des populations de rongeurs et d’autres animaux, ainsi qu’une riposte rapide aux flambées, reste essentielle pour détecter la peste précocement, réduire la transmission et prévenir l’extension des flambées. 

À propos de l’OMS

Consacrée au bien-être de toutes et de tous et guidée par la science, l’OMS est la cheffe de file et le porte-drapeau des efforts mondiaux visant à donner à chaque personne, où qu’elle se trouve, la chance de mener une vie sûre et en bonne santé. Elle est l’institution du système des Nations Unies chargée de la santé et forme le trait d’union entre les pays, les partenaires et les personnes dans plus de 150 endroits pour diriger la riposte mondiale aux urgences sanitaires, prévenir les maladies, s’attaquer aux causes profondes des problèmes de santé et élargir l’accès aux médicaments et aux soins de santé. Elle a pour mission est d’aider tous les pays à promouvoir, garantir et protéger la santé. « Unissons-nous pour la santé. Soutenons la science », le thème de la Journée mondiale de la santé 2026, marque le coup d’envoi d’une campagne d’un an visant à mettre en avant la science comme fondement de la protection de la santé et du bien-être dans le monde.

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